En février 1984, lors d’une permission de sortie, il agresse Pascale N. une étudiante de 22 ans. Celle-ci est poignardée mais réussie à s’enfuir. Guy Georges sera condamné à 10 ans de prison par la cour d’Assises de Meurthe-et-Moselle.
Bénéficiant d’un régime de semi-liberté, Guy Georges profite d’une autorisation de sortie pour s’enfuir sur Paris.
En janvier 1991, Guy Georges vit dans des squats parisiens lorsqu’il va commettre son 1er meurtre. Il repère Pascale Escarfail, une jeune étudiante de 19 ans, la suit, pénètre chez elle et la viole. Frappée de 3 coups de couteau à la gorge, la victime sera retrouvée morte à son domicile, son soutien-gorge coupé entre les bonnets et ses vêtements arrachés. Tous les meurtres suivants commis par le « tueur de l’Est parisien » suivront le même mode opératoire.
8 jours après ce 1er meurtre, Guy Georges réintègre la prison de Caen. Aucune question ne lui sera posée sur les raisons de son « escapade » à Paris. Il est libéré le 4 avril 1992 sans avoir fait la totalité de sa peine.
18 jours seulement après sa sortie, Guy Georges repart pour Paris où il agresse Eléonore D. dans un hall d'immeuble. La victime s’échappe et Guy Georges est de nouveau arrêté et condamné à 5 ans de prison dont 2 ans fermes.
Libéré en novembre 1993, Guy Georges recommence à se prostituer et s’installe chez des amis. Il frappe de nouveau et agresse 2 jeunes femmes : Catherine Rocher, 27 ans, qu’il viole, frappe et assassine au couteau et 6 jours après, Annie L., animatrice radio qui réussie à s’enfuir.
Guy Georges récidive le 8 novembre 1994 en assassinant Elsa Benady, 22 ans dans un parking sous-terrain du 13ème arrondissement de Paris et Agnès Nijkamp, 33 ans retrouvée dans son appartement.
Guy Georges en est donc à son 4ème meurtre et malgré ses nombreuses arrestations, aucune preuve ne semble pouvoir l’accabler de ses crimes.
Tout en continuant de « squatter » les endroits insalubres de Paris et de boire, Guy Georges passe à l’attaque une nouvelle fois et s’en prend à Elisabeth O., une jeune femme de 23 ans. Celle-ci réussie à s’échapper par la fenêtre du rez-de-chaussée. Malheureusement, le portrait robot de l’agresseur n’étant que très peu ressemblant à Guy George, l’enquête stagne.
L’ADN relevé sur le mégot de cigarette retrouvée dans l’appartement de la dernière victime permet de démontrer le lien avec l’assassinat d’Agnès Nijkamp. Toutefois, les preuves restent insuffisantes pour confondre l’assassin.
Le 8 juillet 1995, Hélène Frinking est violée et tuée à coups de couteau par Guy Georges. Ces vêtements sont arrachés et découpés comme pour les autres crimes. De plus, une empreinte de pied « égyptien » est retrouvée dans le sang présent sur le sol de l’appartement.
Le 25 août 1995, Guy Georges s’enfuit de l’appartement de Mélanie B., 20 ans, qu’il était en train d’agresser, lorsqu’il se rend compte de la présence de son compagnon dans l’appartement. En s’échappant, il perd ses papiers d’identité. Sa victime porte alors plainte et l’identifie.
Guy Georges est condamné à 30 mois de prison. Personne ne l’ayant demandé, son sursis de 1992 ne sera pas révoqué.
Malgré les quelques recherches faites par la Police, Elisabeth O., l’une de ces victimes est formelle en ne reconnaissant pas Guy Georges comme étant son agresseur. De plus, celui-ci n’ayant pas le pied « égyptien », il fut exclut de la liste des suspects pour les différents meurtres.
Aujourd’hui, il a été confirmé que l’empreinte de sang prélevée dans l’appartement d’Hélène Frinking était bien celui de Guy George mais que le point d’appui de son gros orteil avait induit les policiers vers un agresseur aux pieds « Egyptiens ».
Guy Georges purge donc sa peine de 30 mois et échappe à de plus lourdes sanctions. Encore une fois, il se sent, à ce moment là, intouchable.
Le 2 juillet 1997, 1 mois à peine après sa sortie de prison, Guy Georges agresse Estelle F., 24 ans, qui réussie à s’enfuir grâce à l’intervention de ses voisins. Malgré une description de l’agresseur, aucun lien ne sera fait avec les autres crimes.
Magali Sirotti, 19 ans, est violée et assassinée le 23 septembre. Elle fut la seule victime attaquée en plein jour. Cette fois, aucune trace d’ADN n’est retrouvée, toutefois le mode opératoire est le même que pour les autres meurtres et il est maintenant connu des services de Police. De plus, une empreinte digitale présente sur le lieu d’un des meurtres de 1994-1995 est identifiée.
Le 28 octobre 1997, Leila T., 25 ans est agressé au couteau dans son immeuble, elle ne se laisse pas faire et réussie à mettre son agresseur en fuite (elle reconnaitra plus tard Guy Georges comme son agresseur).
15 jours plus tard, Estelle Magd, 25 ans, et violée et égorgée, elle aussi dans son appartement.
Conscients de la présence d’un tueur en série sur Paris, les enquêteurs multiplient les recherches et ressortent les différents dossiers des derniers crimes commis. La mère de Magali Sirotti, tuée 2 mois auparavant, réclame justice et interpelle les journalistes.
Guy Georges décide de quitter Paris temporairement.
En cette fin d’année 1997, le juge Thiel demande à tous les laboratoires privés de participer à la confrontation des empreintes identifiées sur les lieux des crimes. Malgré quelques réticences, les analyses sont faites.
En mars 1998, après un travail de fournie, le laboratoire de Nantes met enfin un nom sur l’ADN retrouvée : celui de Guy Georges, le « tueur de l’est parisien ».
Une traque nationale commence, la Police fouille toutes les planques connues de Guy Georges et malgré des « bourdes » faites par la Presse (comme l’annonce de l’identité du tueur en série avant même son arrestation), Guy Georges sera arrêté sans résistance près du métro Blanche.
Le « tueur de l’est parisien », qui longtemps s’est cru au dessus des lois est donc incarcéré en 1998 en attendant son procès.
Interrogé lors de sa garde à vue, il n’avoua que 2 meurtres (ceux de Pascale Escarfail et de Magali Sirotti) et nia toute implication dans les autres. Par la suite, il reviendra même sur ses aveux et niera l’intégralité des meurtres pour lesquels il était alors soupçonné.
Le juge Thiel est alors désigné comme seul et unique juge aux dépens de 3 autres juges présents sur cette affaire. Non sans mal car tous souhaitaient en être chargés.
Après plusieurs comparutions, Guy Georges avoue certains meurtres mais ne présente aucun signe de remords. Il est reconnu pénalement responsable de ses actes, sain d’esprit et extrêmement dangereux par les psychiatres qui le côtoient.
3 mois avant l’ouverture de son procès, le mardi 26 décembre 2000, Guy Georges et 2 de ses codétenus sont interceptés par des gardes après avoir sciés les barreaux de leur cellule.
Lors de son procès, Guy Georges nie farouchement les 7 meurtres avant de céder. Toutefois, il refuse d’avouer 3 des 4 agressions sexuelles qui lui sont reprochées.
En 2001, la cour d’Assises de Paris le condamne à la réclusion criminelle à perpétuité accompagnée d’une peine de sureté de 22 ans, coupable des 7 meurtres commis entre 1991 et 1997 ainsi que de la tentative d’assassinat d’Elisabeth O., du viol d’Annie L. et de l’agression de Valérie L. Il sera acquitté de l’agression sur Estelle F. qui ne se présentera pas au procès.
La liste de ces victimes connues est pourtant éloquente :
Roselyne D. sa sœur adoptive agressée en 1976.
Christiane D. sa seconde sœur adoptive agressée en 1978.
Pascale C. agressée en février 1979.
Jocelyne S. agressée en mai 1980.
Roselyne C. agressée en mai 1980.
Nathalie C. violée et laissée pour morte le 16 novembre 1981.
Violette K. violée en juin 1982.
Pascale N. violée en février 1984.
Pascale Escarfail, violée et assassinée le 24 janvier 1991.
Eleonore D. agressée le 22 avril 1992.
Catherine Rocher, violée et assassinée le 7 janvier 1994.
Annie L. violée en janvier 1994.
Elsa Benady, violée et assassinée le 8 novembre 1994.
Agnès Nijkamp, violée et assassinée le 10 décembre 1994.
Elisabeth O. agressée en juin 1995.
Hélène Frinking, violée et assassinée le 8 juillet 1995.
Mélanie B. agressée en août 1995.
Magalie Sirotti, violée et assassinée le 23 septembre 1997.
Leila.T agressée en octobre 1997.
Estelle Magd, violée et assassinée le 16 novembre 1997.
Suite à cette enquête, la création d’un outil informatique regroupant les empreintes génétiques des délinquants sexuels et personnes liées à des affaires de mœurs (FNAEG) est crée à la demande d’Elisabeth Guigou, Ministre de la Justice. Cet outil permet aujourd’hui de centraliser les empreintes des délinquants sexuels et de les confondre rapidement en cas de récidive. Il en est de même pour le rapprochement des affaires criminelles qui s’appuie aujourd’hui sur un outil permettant la mise en corrélation des renseignements concernant des scènes de crime, des cadavres non-identifiés ou des disparitions suspectes.

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la suite sur l'affaire Guy George, le documentaire vidéo, sur LFD TV ici
Tirée de l'émission Affaires Criminelles présenté par Yves Rénier sur NT1
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